Le groupe britannique Jungle a construit son identité visuelle autour d’un principe constant : laisser les danseurs, et non les chanteurs, raconter l’histoire. Leur single de 2018, « Heavy, California », extrait de l’album For Ever, est l’un des exemples les plus évidents de cette philosophie en action – et les chiffres montrent qu’il a trouvé un écho bien au-delà du monde de la danse.
La vidéo « Heavy, California » a totalisé 27 millions de vues sur YouTube
Le catalogue de Jungle a quant à lui atteint un total de 68 millions d’écoutes sur Spotify. L’album « For Ever » s’est classé dans 16 classements internationaux différents, consolidant ainsi la place de Jungle parmi les artistes les plus influents, bien que discrets, issus du renouveau de la néo-soul et du funk au Royaume-Uni.
Parlons du clip de « Heavy, California »
Réalisé par Charlie Di Placido et Kane Klendjian, et chorégraphié par Nat Zangi, le clip « Heavy, California » reprend le format emblématique de Jungle, tourné en une seule prise et mettant les danseurs au premier plan. Au casting figurent Will West, Mette Linturi, Anna-Kay Gayle, Durassie, Jamie Mason, Jess Rix, Jorrdan Lightbody, Megan Westpfel, Nathaniel Williams, Simon Donnellon, Tag Garwood, Che Jones, Kane Horn, Kojo Hammond et Naomi Patterson.
Pas un seul membre du groupe en vue : cette absence n’est pas un hasard.
Aux débuts de Jungle, les membres fondateurs Josh Lloyd-Watson et Tom McFarland ont délibérément choisi de garder leur identité secrète, souhaitant que le public se concentre sur la musique et l’art plutôt que sur ceux qui les créaient. Le fait de laisser les danseurs porter les clips vidéo s’inscrivait dans le prolongement naturel de cette démarche.
Un groupe axé sur la danse
Dès ses débuts, Jungle a placé la danse au cœur de son travail. Son premier clip, « Platoon », publié sur YouTube en 2013, mettait uniquement en scène BGirl Terra, l’ensemble du clip étant articulé autour de son breakdance.

C’est cette même approche, axée sur les danseurs et réalisée en une seule prise, qui définit depuis lors le langage visuel du groupe.

C’est avec Volcano, le dernier album de Jungle, que cette approche a trouvé sa pleine expression. Chorégraphiés par Shay Latukolan, tous les clips de l’album s’enchaînent pour former un long métrage de près de 50 minutes, où la danse occupe toujours une place centrale.
