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“Reze Dance” (Chainsawman) le dernier phénomène viral : la danse, un vecteur central de la fanbase de l’animation japonaise ?

Chainsaw Man – The Movie: Reze Arc est sorti fin d’année 2025 (si tu ne l’as pas vu tu as loupé quelque chose) et la récente vidéo « Reze Dance » qui met en scène le personnage de Reze autour du thème IRIS OUT dans une courte chorégraphie est devenue  virale. La vidéo a explosé sur YouTube, TikTok et X, transformant un extrait promotionnel en mème partagé et repris en chorégraphies par des milliers de fans !

En somme, la « Reze Dance » montre que la danse est devenue, pour l’anime, un moteur d’attention, de monétisation et de culture participative.

Akiko Kudo est à l’animation, tandis que Bunkei est chorégraphe de la danse que Reze exécute dans cette vidéo. Il est connu notamment pour ses collaborations avec des franchises populaires comme Pokémon :

Depuis quelques années, la danse est devenue un vecteur central de la fanbase de l’animation japonaise

Cet engouement n’est pas anodin, c’est stratégique pour les maisons de production. La mise en mouvement d’un personnage crée un point d’accroche multisensoriel : musique, chorégraphie, design etc. Et ça facilite la création de contenus dérivés (reprises, covers, cosplays dansants). Quand une chanson liée à l’animation domine les classements (comme IRIS OUT sur le Billboard Japan Hot 100), la viralité des danses alimente à la fois les streams et l’engagement sur les réseaux sociaux.

Sur le plan culturel, la danse anime crée ainsi des micro-rituels communautaires : challenges TikTok, tutoriels, mais aussi réappropriations hors plateforme en convention par exemple. Elle rend le personnage accessible, on ne célèbre plus seulement l’intrigue, on reproduit physiquement son geste.

Une routine simple pour offrir une danse accessible à la fanbase de l’animation japonaise

La chorégraphie fonctionne comme un langage universel : ces chorégraphies sont pensées pour être accessibles et facilement reproductibles même pour un public non danseur – car oui il n’y a pas que les danseur•ses qui aiment danser. On va pouvoir fédèrer des publics mondiaux autour d’un même geste.

Cependant, cette diffusion massive s’accompagne d’un paradoxe souvent ignoré : une partie importante des danseurs – professionnels comme amateurs avertis – a longtemps entretenu un rapport critique, voire hostile à TikTok (l’un des réseaux qui entretient le plus le phénomène).

Beaucoup reprochent à la plateforme de réduire la danse à des gestes simplifiés, calibrés uniquement pour l’algorithme, au détriment de la technique, de l’intention chorégraphique et du crédit des créateurs originaux. La logique du « loop », les reprises non attribuées et la priorité donnée à la performativité rapide plutôt qu’au travail corporel nourrissent un malaise réel.