« Je suis le pont céleste qui traverse la Méditerranée, de l’Algérie à la France, le pont culturel entre l’arabité* et la queerness, le pont mémoriel de mes ancêtres enfumé·es par certain·es des vôtres, le pont identitaire entre antifascisme et flamboyance. »
Vous ne serez plus le·a même après avoir refermé ce livre.
Bienvenue dans la tête d’Habibitch.

Artiste, activiste et autrice, Habibitch avec Décoloniser le Dancefloor (éditions Les liens qui libèrent), elle nous embarque dans un récit intime et politique qui remet au cœur de l’histoire des cultures clubbing – house, ballroom, techno, rave… – celles et ceux qu’on a trop souvent effacé·es : les personnes noires, racisées, queer et trans.
Et si le dancefloor n’était pas l’espace neutre que l’on pensait ? Et si danser était politique quoi que l’on puisse en penser ?
Inspiré de sa conférence dansée et de son spectacle du même nom, qu’elle partage depuis près de 9 ans, Décoloniser le Dancefloor nous invite à repenser la scène, à politiser la danse et à regarder le dancefloor autrement. Car nos corps ne sont pas neutres. Et le dancefloor non plus.
Pour les personnes noires, arabes, queer, trans et tant d’autres que la société a tenté de marginaliser ou d’effacer, le club n’a jamais été seulement un lieu où l’on danse. C’est aussi un refuge. Un espace pour s’émanciper, créer, guérir, exister librement… et résister.
Comme le dit @kiddysmile , c’est un mode d’emploi pour survivre à notre époque. Mais c’est surtout un livre essentiel : il raconte l’histoire de cultures que l’on célèbre et consomme parfois sans jamais se demander d’où elles viennent ni qui les a rendues possibles.
Un rappel précieux qu’aimer la house, techno, ballroom (…), c’est aussi honorer leurs héritages et défendre les communautés qui les ont fait naître !
Un livre dont on avait besoin à l’horizon des élections présidentielles 👀

Comme Habibitch le rappelle lors de son passage dans le podcast Question Genre (RTS) : « There would be no pop culture without Black culture. »
Cette phrase résume à elle seule l’un des fils rouges du livre : impossible de parler de ces cultures sans reconnaître celles et ceux qui l’ont créée, nourrie et transformée.
En savoir plus sur ce livre au travers du podcast Question Genre par RTS Première :
