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Aya Nakamura au Stade de France : on a enfin eu notre Super Bowl

Soyons honnêtes : combien de fois on a regardé les halftime shows américains en se disant « putain, ça serait trop bien d’avoir ça en France un jour » ? Eh bien fin mai 2026, c’est arrivé. Trois soirs, 220 000 personnes, le Stade de France plein à craquer pour Aya Nakamura. Et niveau scéno, danse, mise en scène… on n’était clairement pas en dessous de ce que les Américains nous proposent depuis des années. On a eu notre moment !!

8 mois de boulot pour un moment qui dure quelques heures

Derrière ce genre de show, il y a une armée de gens qui bossent dans l’ombre pendant des mois. Ici, ça a été 8 mois de travail, réunion après réunion, pour construire le show acte par acte. La direction artistique, c’est tout un collectif : Zaven Paloyan, Kevin Vivès, Yoan Prat Sangbet, Tashinda et Matthias Leullier, avec Live Nation France à la prod. Pour la scéno et les lumières, c’est le studio Highscream (Romain Pissenem) qui a tout designé.

Côté chorégraphie, c’est Tashinda et toute l’équipe Warm Up Dance Industry qui ont géré la direction du mouvement.

La vraie victoire : le hip-hop et le dancehall sur la plus grande scène du pays

Et c’est là que ça devient encore plus fort. Dans l’équipe d’assistants chorégraphes, on retrouve des danseurs et danseuses issus direct de la scène hip-hop comme Kuty par exemple. Pour eux, ce show, c’est pas juste une ligne en plus sur le CV, c’est un symbole. La preuve qu’on peut représenter le hip-hop, le dancehall sur une scène énorme sans trahir les codes, sans se « lisser » pour rentrer dans un moule.

Le message est clair, et il a circulé partout après le show : « from the streets, to the stadium ». Du 93 au Stade de France. C’est exactement ça, un Super Bowl à la française : la culture urbaine qui sort de la rue et qui prend toute la place sur la plus grande scène du pays, devant des centaines de milliers de personnes.

On a eu le droit à un solo de Rubix

On a eu droit à un Cypher Dancehall

On a parlé hip-hop et Dancehall, mais le Voguing était aussi là

Le casting réunissait aussi des performeurs voguing en plus des danseurs hip-hop/dancehall, pour un mix de styles qui donne au show toute sa richesse visuelle.

On retrouvait notamment viniirevlon, gg.palmer, kobeonthegram, hanabithek et __rileyrevlon.

On a eu le droit à @may.kuboresha pour une performance de Pole Dance incroyable !

Performance incroyable mais vivement critiquée, comme si les clips de rap n’avaient pas bien avant Aya osaient montrer de la Pole Dance à leurs enfants (lol)

Un projet collectif du début à la fin

Stylisme, fabrication des décors, maquillage, musique live, captation photo… la liste des gens impliqués est interminable, et c’est exactement ce que tout le monde a tenu à souligner : ce show, c’est le fruit d’un collectif entier, pas d’une seule personne.

Avec ces 3 soirs, Aya Nakamura confirme sa place de tête d’affiche incontournable, mais elle offre surtout une vitrine énorme (peut-être sans le savoir) aux cultures Hip-hop, Dancehall et Voguing. Des esthétiques qu’on a trop longtemps cantonnées aux clips et aux petites scènes, et qui viennent de prouver qu’elles ont totalement leur place dans les plus grosses productions du pays.

On l’attendait depuis longtemps, ce Super Bowl français. Et franchement, il était à la hauteur.