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Jacob Elordi a pris des cours Butō pour Frankenstein

Pour donner corps à la créature de Frankenstein dans le prochain film de Guillermo del Toro, Jacob Elordi ne s’est pas contenté d’un travail d’interprétation. L’acteur australien s’est plongé dans l’étude du butō. Une danse japonaise née à la fin des années 1950 au Japon fondée par Hijitaka Tatsumi, qui exprime les souffrances et problématiques nouvelles dans la société de l’époque.

La scène est nue, les corps sont blancs. Les danseurs évoluent dans une presque obscurité avec une lenteur aérienne. Leurs muscles de marbre se crispent dans des douleurs muettes. Le butō est une danse proche de la performance artistique, révolutionnaire, transgressive. L’art de la détresse d’un Japon brisé par la SecondeGuerre mondiale et le feu nucléaire

source : japan-experience.com

Les origines du Butō

Apparu à la fin des années 1950, le butō rompt avec les formes codifiées de la danse. Il se caractérise par des mouvements lents, parfois disloqués, une expressivité extrême et une attention particulière portée aux états intérieurs du corps. Une danse de l’entre-deux, souvent décrite comme un dialogue entre la vie et la mort.

Pourquoi le Butō ?

C’est précisément cette dimension qui a intéressé Jacob Elordi. Pour incarner une créature ramenée à la vie dans des conditions contre nature, il lui fallait penser le corps autrement : un corps reconstruit, hésitant, encore étranger à lui-même.

Le butō lui a offert une base gestuelle capable de traduire cette étrangeté sans passer par l’excès ou la caricature.