Tu as sûrement déjà utilisé WeTransfer pour balancer tes vidéos de répèt’, tes musiques ou tes visuels à un·e chorégraphe, à un programmateur ou à un pote. Pratique, rapide… mais depuis début juillet 2025, la plateforme s’est discrètement mise à jouer avec le feu : elle a modifié ses Conditions Générales d’Utilisation (CGU) pour se donner quasiment tous les droits sur les fichiers que tu déposes.
Et concrètement, ça veut dire quoi ?
En gros, WeTransfer s’est octroyé le droit de copier, modifier, distribuer, commercialiser et même utiliser tes fichiers pour entraîner des intelligences artificielles (IA).
Donc imagine : tes vidéos de répétitions, captations de spectacles, chorégraphies inédites… tout ça pouvait être analysé, remixé, ou même revendu, sans que tu sois prévenu ni payé. Oui, même ton freestyle dans ton salon.
Heureusement, ils ont (un peu) reculé :
Face au bad buzz massif et aux critiques d’artistes, journalistes, collectifs et syndicats, WeTransfer a fait marche arrière le 15 juillet. Résultat : Suppression des mentions liées à l’IA, à l’usage commercial et à la sous-licence, Promesse que tes contenus ne seront ni analysés ni revendus, Nouvelle clause 6.3 : ton contenu ne sert que à faire fonctionner le service (transfert, stockage temporaire, etc.)
Si t’as plus trop confiance, c’est normal. Tu peux switcher vers des alternatives plus clean comme :
– Smash (gratuit et sans limite de taille, made in France)
– SwissTransfer (serveur en Suisse, RGPD-friendly)
– TransferNow (options de sécurité avancées)
Et surtout : pense à protéger tes fichiers sensibles. Si c’est une captation d’un projet en résidence, un show encore non diffusé, ou une vidéo sous contrat NDA, n’envoie pas ça à l’arrache.
